Key lime pie…un dessert au soleil de Floride

Aujourd’hui je partage avec vous un dessert typiquement américain et ultra gourmand : j’ai nommé la key lime pie. Ce gâteau, bien qu’originaire des Keys en Floride, se retrouve souvent au menu des restaurants new yorkais. Pas très étonnant car ce dessert à mi-chemin entre le cheesecake et la tarte au citron est tout simplement irrésistible! Une texture fondante sur un fond biscuité bien croquant, une crème bien sucrée avec ce qu’il faut d’acidité et de fraîcheur en arrière-fond, le tout couronné d’un nuage de crème fouettée…hum comment vous dire ?! La cerise sur le gâteau : vraiment tout simple à faire ! 

Elle se prépare traditionnellement avec les petits citrons de Key West, les Key limes… je n’en ai pas trouvé dans mon gigantesque Whole food de Tribeca, je doute donc fort que vous en trouviez sur le continent européen…pas d’inquiétude, des limes ordinaires feront bien l’affaire.

Recette pour un moule de 24cm de diamètre

IngrédientsKey lime pie

Fond biscuité

  • 200g de graham crackers (ou spéculos, petits beurres)
  • 80 de beurre
  • 2cs de sucre

Pour la crème

  • le zeste de 2 limes
  • 1.2 dl de jus de lime (3-5 limes selon taille)
  • 2 jaunes d’œufs (ou 3 si oeufs sont petits)
  • 400g de lait condensé sucré

Présentation

  • 1.5dl de crème entière pour la chantilly
  • quelques zestes supplémentaires

Marche à suivre

  1. Préchauffer le four à 180°. Réduire les biscuits en poudre fine grâce à un robot mixeur ou à défaut d’un robot, placer les biscuits dans un sachet zip hermétique et taper sur les biscuits avec un rouleau à pâtisserie. Verser la poudre dans un bol, ajouter le sucre, mélanger. Faire fondre le beurre puis le verser sur la poudre de biscuits. Mélanger le tout à l’aide d’une fourchette jusqu’à l’obtention d’une mixture humide et homogène.
  2. Verser la mixture dans un moule à tarte**, bien la répartir et tasser la mixture avec vos doigts de façon à ce qu’elle forme un fond de tarte régulier. Enfourner 8min, sortir du four et laisser refroidir.
  3. Prélever le zeste des limes à l’aide d’une râpe-zesteur grille fine, idéalement une microplane. Presser le jus des limes. Verser le jus et les zestes dans un bol à mixeur. Ajouter les jaunes d’œufs et battre énergiquement. Ajouter le lait condensé et battre le tout jusqu’à l’obtention d’un mélange homogène et bien crémeux.
  4. Verser sur le fond de tarte et enfourner 15 min ou jusqu’à ce que le mélange ait pris. Sortir du four, laisser refroidir puis laisser reposer au frigo pendant au moins 2h.
  5. Au moment de servir, monter la crème en chantilly bien ferme. Disposer une cuillère à soupe de chantilly sur chaque part de gâteau et saupoudrer de quelques zestes supplémentaires. Fermer les yeux et savourer…

*héhé, oui vous avez bien lu, le lait condensé constitue la base de la crème… Hé je n’ai pas dit que c’était diététique, hein ? ! Ceux qui ne supportent pas les desserts trop sucrés sont priés de s’abstenir!

** un moule à charnière c’est top si vous avez.

Recette réalisée d’après cette recette et celle-ci.

Polenta crémeuse et champignons rôtis

Après le plat ‘’épate convives’’, voici une recette simplissime de tous les jours qui entre complètement dans la catégorie ‘’comfort food’’ : une bouchée de cette polenta crémeuse et ses champignons rôtis vous feront oublier tous vos petits soucis ! Devant tant de simplicité, je me suis demandé si ça valait la peine de publier la recette … mais honnêtement c’était tellement rapide à faire et si bon que je m’en serai voulue de ne pas l’avoir partagée avec vous !

Plat principal pour 3 personnes

IngredientsPolenta crémeuse et champignons rôtis

Champignons rôtis

  • 400g de champignons de paris
  • 2 gousses d’ail
  • 2cs d’huile d’olive
  • 1cs de vinaigre balsamique
  • sel, poivre
  • 1 poignée de persil plat

Polenta crémeuse

  • 5dl de lait entier
  • 2.5dl d’eau
  • 2.5dl de polenta ,,grain moyen’’ (env.175g)*
  • ½ à 1 cc de sel
  • 1cs de beurre
  • 3cs de parmesan râpé

Marche à suivre

  1. Préchauffer le four à 200°. Ôter le bout terreux des champignons puis couper les en 2 ou en 4 selon taille. Emincer l’ail. Déposer les champignons sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé, ajouter l’ail émincé, l’huile d’olive, le vinaigre balsamique, saler, poivrer et bien mélanger le tout. Cuire 15 à 20min au milieu du four et remuer les champignons à mi-cuisson. Hacher grossièrement le persil. Sortir les champignons du four, ajouter le persil, mélanger et réserver au chaud.
  2. Pendant que les champignons cuisent, préparer la polenta. Dans une casserole de taille moyenne, porter à ébullition l’eau, le lait et le sel. Verser la polenta en pluie et cuire à feu doux pendant 5 à 7 min en remuant souvent jusqu’à épaississement. Retirer du feu, incorporer le beurre et le parmesan.
  3. Verser la polenta dans des assiettes à soupe, garnir de champignons rôtis et servir sans attendre.

Recette empruntée au blog http://www.twopeasandtheirpod.com/ et quelque peu revisitée.

* polenta grain moyen avec temps de cuisson d’env 5 min. Si vous avez le temps, utiliser de la polenta gros grains (cuisson env 35 min à petit feu en remuant souvent).

Filet mignon en croûte

Le filet mignon en croûte est le plat ‘’épate convives’’ par excellence. Déjà, il faut le dire, c’est trop bon. Et puis le coup de la viande juste un peu rosée et bien tendre, l’intérieur de la croûte ultra-moelleux et savoureux et l’extérieur croustillant comme il faut, ce plat a tout pour plaire… Et puis avantage certain, le filet en croûte se prépare à l’avance, il ne restera plus qu’à l’enfourner 30 minutes avant de passer à table (Yeah à vous l’apéro !). Enfin, qu’on se le dise: on va rarement se faire un petit filet en croûte pour un repas solo…c’est le plat idéal pour un petit dîner en amoureux ou entre amis.

Recette pour 3-4 personnes

Filet mignon en croûte

Ingrédients

  • 1 beau filet mignon (env. 550g )
  • 1 pâte feuilletée déjà abaissée rectangulaire
  • 300 g de champignons frais (mélange de champignons type trompettes de la mort, chanterelles, morilles, bolets ou uniquement champignons de paris)*
  • 1 échalote
  • 1 gousse d’ail
  • 1 cs de beurre
  • 1 dl vin blanc
  • 0.5 dl crème entière
  • sel, poivre
  • 6 à 8 tranches de jambon cru
  • 1 jaune d’œuf

Marche à suivre

  1. Ôter, si besoin, le bout terreux des champignons puis les émincer en lamelles. Hacher l’ail et l’échalote.
  2. Dans une poêle, faire chauffer la moitié du beurre puis y faire suer 4-5 min à feu tout doux l’ail et l’échalote.
  3. Augmenter légèrement le feu, ajouter les champignons et les faire revenir jusqu’à ce qu’ils dégorgent. Mouiller avec le vin puis laisser réduire. Ajouter la crème, saler et poivrer et réserver hors du feu.
  4. Préchauffer le four à 200 °C. Saler et poivrer le filet mignon puis masser/frotter la viande avec vos doigts pour faire pénétrer l’assaisonnement. Faire fondre le beurre restant dans la poêle à feu vif et saisir le filet 40 s à 1m sur chaque face (pour qu’une croûte se forme). Laisser refroidir sur une assiette.
  5. Dérouler la pâte sur le plan de travail. Y disposer le jambon cru en laissant un bord libre. Répartir la préparation aux champignons sur le jambon cru. Déposer le filet mignon sur la farce. Rabattre la pâte dessus et bien fermer les extrémités, en appuyant sur les bords avec les doigts pour bien les souder. Déposer le filet mignon sur une plaque de cuisson chemisée de papier sulfurisé. Battre le jaune d’œuf et en badigeonner la pâte.
  6. Faire dorer 30 min au milieu du four pour une cuisson légèrement rosée. Retirer le filet en croûte du four et le trancher sans attendre**.

 La croûte fait office de féculent, accompagner d’une salade et/ou de légumes cuisinés.

* ou 20g de champignons séchés réhydratés + quelques champignons de paris frais

**Attention, tant qu’il reste entier, le filet continue à cuire car l’intérieur de la croûte reste très chaud.

Salmon eggs Benedict comme à NY… ou à DC!

Comme vous le savez, Ségo vit à New York depuis deux ans. Je suis donc allée lui rendre visite l’automne dernier. Forcément, elle m’avait préparé un programme très privilégié et très orienté “bonnes addresses” en tout genre. C’est ainsi que pour le brunch, nous sommes allés chez Sarabeth’s* dans le quartier de Tribeca, THE place to be des bobos new yorkais à l’heure du brunch. Et là, j’ai découvert un des meilleurs plats qui soient pour le week-end: les fameux eggs Benedict. Je suis devenue accro ce jour-là et à mon retour en Suisse, mes 3 hommes aussi. A tel point que c’est devenu notre nouvelle tradition du dimanche matin. Rien de tel pour se requinquer d’une soirée arrosée ou pour se préparer à affronter le froid sur les pistes de ski! Essayez, vous comprendrez!

imagePour la petite histoire, il semblerait que les eggs Benedict soient nés en 1894 lorsqu’un courtier de Wall Street, Lemuel Benedict, qui séjournait au Waldorf Hotel commanda au maître d’hôtel “des toasts beurrés, du bacon croustillant, deux œufs pochés et de la sauce hollandaise” dans l’espoir de calmer sa gueule de bois matinale.  Le chef, Oscar Tschirky, les mit donc à la carte du petit déjeuner du Waldorf Hotel et ils se déclinèrent ensuite au saumon fumé, jambon, tomate, épinards, champignons…

Cette recette est aussi un petit clin d’oeil au fait que je vais bientôt traverser l’Atlantique avec ma petite tribu et installer mes valises et mes ustensiles de cuisine à Washington, me rapprochant ainsi de ma chère Ségo! Du coup, pendant un an, Si Bon sera co-rédigé par deux résidentes américaines! Le hasard fait parfois bien les choses… 

Recette pour 4 personnes

Ingrédients

  • 4 oeufs biobaignoire
  • 4 belles tanches de saumon fumé (d’élevage bio de préférence ou labellisé MSC)
  • 8 cs de sauce hollandaise (personnellement j’utilise celle de la marque Thomy issue du commerce)
  • Quelques brins de ciboulette
  • Fleur de sel
  • 1 cs de vinaigre blanc
  • 4 muffins anglais**

Marche à suivre

  1. Faire frémir de l’eau dans une casserole et y ajouter une cs de vinaigre blanc.
  2. Pocher les oeufs dans l’eau frémissante 2.5 minutes, idéalement à l’aide d’une “baignoire à oeufs”.
  3. Couper les muffins en deux dans la longeur.
  4. Dans une assiette, déposer une moitié de muffin et la recouvrir d’un soupçon de sauce hollandaise. Disposer une tranche de saumon fumé de sorte à concevoir un petit creux au centre.
  5. Prélever délicatement l’oeuf poché de la baignoire à l’aide d’une cuillère ou d’une écumoire si directement de la casserole. Le déposer dans le petit creux au centre du saumon et le napper de sauce hollandaise. Parsemer quelques brins de ciboulette et une pincée de fleur de sel. Couvrir de la deuxième moitié de muffin.
  6. Sevir aussitôt accompagné d’un Sunrise Mimosa, un cocktail simplement composé de champagne et jus d’orange.

* Restaurant Sarabeth’s, plus d’infos: www.sarabethsrestaurants.com

** Pour les muffins anglais, je vous renvoie à la recette que j’ai trouvée sur cuisine.journaldesfemmes.com: Vous pouvez également essayer d’en trouver des tout prêts dans le commerce (grandes surfaces françaises) si vous n’avez pas le courage de les concevoir vous-même. Attention, il s’agit de petits pains moelleux, ne pas confondre avec les muffins sucrés! Comme ils se congèlent très bien, vous pouvez en préparer une certaine quantité que vous pourrez ensuite décongeler au gré de vos envies…

Chili végétarien un peu comme Jamie

Le site de Jamie Oliver est une véritable mine d’or. J’adore sa façon de transformer les classiques un poils austères en des plats simples, décontractés et un brin fantaisistes. C’est en me baladant sur son site que j’ai eu l’idée de ce chili végétarien. Des légumes d’hiver fondants, des haricots rouges, une sauce agréablement relevée, ce chili est une merveilleuse alternative au chili traditionnel carné. C’est simple, il nous a tellement plu que nous l’avons cuisiné 3 fois en l’espace de quelques semaines. Je vous conseille de le déguster dans des tortillas wraps avec du guacamole, un pur régal !

 Recette pour 4 personnesChili végétarien

Ingrédients

  • 1 oignon
  • 2 gousses d’ail
  • 2cs d’huile d’olive
  • 2 patates douces
  • 1 carotte
  • ½ navet
  • 200 g de courge butternut
  • 1cc de cumin
  • ½ cc de canelle
  • ¼ cc de poivre de cayenne*
  • 1 boîte de haricots rouges
  • 1 boîte de tomates concassées
  • ¼ cc de sel, poivre selon goût

Marche à suivre

  1. Peler et émincer l’oignon grossièrement. Peler et émincer finement les gousses d’ail.
  2. Parer les légumes et les couper en dés d’env 2 cm.
  3. Faire chauffer l’huile d’olive dans une cocotte ou une sauteuse et y faire revenir à feu doux l’oignon et l’ail 5 min.
  4. Ajouter les légumes, le cumin, la cannelle, le poivre de cayenne et faire revenir 5 minutes supplémentaires.
  5. Égoutter les haricots rouges et les verser dans la cocotte. Ajouter les tomates concassées et 1dl d’eau.
  6. Saler, poivrer, porter à ébullition puis couvrir et laisser mijoter à feu doux env. 30 minutes. A mi cuisson, remuer le tout et contrôler que le fond n’attache pas, si besoin ajouter un peu d’eau.
  7. Rectifier l’assaisonnement et servir avec des tortillas wraps, du guacamole et du yaourt nature. Miam !

* Si vous aimer ce qui est fort, n’hésiter pas à augmenter la quantité de poivre de cayenne.

Vous trouverez la recette originale du chili végétarien de Jamie Oliver ici. Mon chili est une adaptation très libre de sa recette.

Vous pouvez varier les légumes très librement (céleri, panais, pommes de terre, poivrons). Toutefois, ça serait dommage de faire l’impasse sur la patate douce et la courge butternut car elles apportent une petite touche sucrée très sympa.

J’ai préparé ce chili avec ces mêmes quantités bien que nous étions que 2. ça me permet de congeler 2-3 portions pour un repas rapide.

Soupe de lentilles à la paysanne

Voici la recette d’une soupe de lentilles rustique et réconfortante qui sera parfaite pour un repas hivernal. Plus il fait moche dehors, meilleure est cette soupe ! Je n’hésite pas à en préparer une bonne quantité, ce qui me permet ensuite de congeler 2-3 portions pour un soir de grande flemme.

Recette pour env. 4 personnes

IngrédientsSoupe de lentilles à la paysanne

  • 2cs huile d’olive
  • 120g de lentilles vertes
  • 1 oignon
  • 1poireau
  • 2 gousses d’ail pressées
  • 1 carotte
  • ½ fenouil
  • 250g de courge butternut
  • 2 pommes de terre
  • 1cs de concentré de tomates
  • 300ml de tomates concassées en boîte
  • 1l de bouillon de légumes
  • ¼ cc de paprika
  • ½ cc de curry
  • ½ cc de curcuma
  • 2 feuilles de laurier

Marche à suivre

  1. Emincer l’oignon. Supprimer env.1/3 du vert du poireau, le couper en 2 dans la longueur, le nettoyer puis le couper en rondelles.
  2. Faire revenir l’oignon, le poireau et les gousses d’ail (pressées) dans une grande casserole dans 2 cs d’huile d’olive à feu doux env. 5 min.
  3. Pendant ce temps, éplucher la carotte, le butternut et les pommes de terre. Couper le tout en dés/rondelles d’env. 2cm et couper le fenouil en morceau de taille identique.
  4. Verser les légumes dans la casserole, ajouter les lentilles, le concentré de tomates, les tomates concassées, le bouillon de légumes chaud ainsi que les épices, saler, poivrer, porter à ébullition, couvrir et laisser mijoter env. 35min.
  5. Arroser d’un filet d’une bonne huile d’olive et servir avec une tranche de pain grillée.

Aaaaah la galette des rois !

Eh voici, en ce jour d’Epiphanie, un joli billet sur la galette des rois rédigé par notre cousine La Poule pondeuse

Aaaaah la galette des rois ! Depuis toute petite j’ai toujours adoré ça. Le suspense de la fève (je fais partie de ces gens qui arborent fièrement leur couronne dans le restaurant d’entreprise puis toute l’après-midi au bureau), la pâte feuillletée (je n’ai pas le gène qui permet de résister à la pâte feuilletée sous quelque forme que ce soit), la frangipane… Je ne parlerai ici d’ailleurs que de cette galette et pas des couronnes des roi et autres variantes locales, certes sympathiques mais pour moi pas de taille à rivaliser avec LA galette.

Après avoit quitté le foyer parental je me suis trouvée face à une grave situation : comment manger une bonne galette ? Les alternatives :

1. se faire inviter

2. acheter à vil prix un ersatz industriel

3. échanger à la boulangerie une bonne galette (et encore ce n’est pas garanti) contre un de mes reins (ou tout autre organe non immédiatement vital ayant une bonne cote sur le marché)

Monde cruel… Jusqu’au jour où mon amie Sophie m’a donné une recette simplissime de frangipane. Révélation ! Autonomie ! Depuis je collectionne les fèves et les couronnes et je peaufine ma recette. Voici donc une compilation des différentes possibilités qui s’offrent à l’amateur de galette qui n’a pas prévu de casser son livret A ou de faire du “galette-stop” tout le mois de janvier.

1. La frangipane

Il existe des préparations sèches de frangipane en supermarché, je n’ai jamais testé, mais on peut faire une frangipane très correcte avec des ingrédients simples et peu onéreux (sauf les amandes en poudre, encore qu’on en trouve à bon prix si on les prend par 500 g au rayon “fruits secs” plutôt que par mini sachets au rayon Vahiné) donc je n’en vois pas trop l’intérêt. La recette de base : mélanger en pommade 100 g de beurre et 125 g de sucre, ajouter 2 oeufs puis 125 g de poudre d’amande. Encore plus facile que le gâteau au yaourt. Même si en réalité il s’agit d’une crème d’amande et non d’une frangipane, et que votre galette sera alors un pithiviers.

Il y a ensuite des versions un plus complexes, comme celle de Sucrissime qui vaut vraiment la peine d’être testée.

Enfin la cuisine de Bernard (une mine que je vous recommande -même s’il confond le pithiviers et la galette), donne une vraie recette de frangipane, à savoir une crème d’amande mélangée à une crème pâtissière.

On peut agrémenter la frangipane avec plein de parfums :

- simplement avec du rhum (le plus courant) ou de la fleur d’oranger

- plus original : pépites de chocolat, pâte de pistache ou de praliné, fines lamelles de poire, zeste d’agrumes (râpé ou confit)…

On trouve aussi des galettes qui sous prétexte de diététique remplacent la frangipane par des pommes, pourquoi pas mais il reste 11 mois de l’année pour manger du feuilleté aux pommes.

2. La pâte feuilletée

Le plus simple est d’en acheter deux pré-étalées dans le commerce. A moins d’être végan, prenez-la pur beurre et si possible sans ingrédients bizarres (attention la plupart contiennent de l’huile de palme).

Pour ceux qui ont l’âme pâtissière et une après-midi tranquille devant eux, il est tout à fait possible (et délicieux) de la faire soi-même. Personnellement j’ai testé les recettes de Bernard (oui encore lui mais il est vraiment au top, j’attends la légalisation de la bigamie pour l’épouser et prendre 18 kilos en 3 semaines) :

- niveau 1 : la pâte feuilletée classique (c’est-à-dire en gros qu’on emballe du beurre dans de la farine)

- niveau 2 : la pâte feuilletée inversée (cette fois on emballe la farine dans le beurre)

(à noter que les proportions de ces recettes permettent de faire quatre belles abaisses de pâtes)

J’ai découvert récemment grâce à l’Ornythorinque chafouin l’existence d’un beurre spécial pour le tourage de la pâte feuilletée, mais je n’en ai jamais utilisé (je prends du beurre bio de marque de distributeur).

Si vous avez fait la pâte maison, en général vous avez une forme plutôt carrée ou rectangulaire, que vous pouvez soit essayer de corriger à l’étalage, soit étaler en carré puis découper en rond et garder les chutes pour faire des feuilletés. Dans ce dernier cas, prévoir d’avoir sous le coude des choses pour garnir les feuilletés (fromage, saucisse…), qu’on peut si besoin stocker au congélateur crus.

Certaines variantes proposent de remplacer la pâte feuilletée par une pâte briochée, brisée ou autre mais je ne suis pas convaincue.

3. Le montage

En théorie il faut faire la galette sur une plaque de cuisson en priant pour que la moitié de la frangipane ne s’échappe pas malencontreusement. Personnellement je fais la galette dans un grand plat à tarte ou à gâteau, personne ne voit la différence, et la frangipane demeure et ne se rend pas. Cependant avec la pâte feuilletée inversée, malgré ces précautions, j’ai quand même eu deux fuites de frangipane sur deux galettes (ce qui donne un effet “galette inversée” pas génial), je pense m’en tenir à la pâte feuilletée “classique”, plus sûre. A noter qu’au moins les cuire dans un plat permet de contenir les éventuelles fuites.

Ne pas oublier la fève bien sûr (la mettre plutôt vers l’extérieur de la galette pour réduire les chances de tomber dessus au découpage). Les puristes disposent la frangipane à la poche à douille, personnellement je me contente d’égaliser vaguement à la maryse. Il faut faire bien attention à laisser une bordure d’au moins 1 cm sans frangipane pour fermer la galette. On peut ensuite “chiqueter” les bords comme expliqué ici et décorer le dessus en faisant de marques avec une pointe de couteau (mais sans percer la pâte). Pour que la galette dore bien, on peut passer au pinceau un jaune d’oeuf dilué dans un peu d’eau (voire un oeuf entier battu) et/ou mélangé avec un peu de sucre glace et/ou du lait. En cas de flemme, pas de panique la pâte feuilletée prend quand même une jolie couleur.

La cuisson se fait 20 à 30 minutes à four chaud-mais-pas-trop (180-200°C selon la “force” du four).

Bon appétit et profitez bien du mois de janvier !

Velouté de potimarron, croquant de châtaignes et bacon

C’est en me baladant chez Papilles que j’ai trouvé cette idée de garniture aux châtaignes et bacon et j’ai très envie de partager avec vous cette belle trouvaille. Oui, parce que c’est trop bon, que c’est vraiment tout bête à faire et que ça apporte LA petite touche en plus à une simple soupe à la courge. Je ne peux que vous conseiller de tester, vous verrez l’association courge/châtaignes/bacon est à tomber ! A servir aussi bien en verrine pour l’apéro, qu’en entrée ou en plat principal.

Recette pour 4 personnes

Ingrédients

  • 1 échalote ou 1 petit oignon
  • 1 potimarron*
  • 1cs d’huile d’olive
  • sel, poivre
  • un trait de crème

Pour le croquant 

  • env. 20 châtaignes cuites et décortiquées (en bocal, sous vides ou congelées)
  • 150g de lardons
  • 1cs de beurre

Marche à suivre

  1. Laver le potimarron et, à l’aide d’un grand couteau tranchant, le couper en deux. Retirer les graines et les filaments mais LAISSER** la peau. Puis, couper le potimarron en gros cubes.
  2. Hacher l’échalote grossièrement.
  3. Faire revenir l’échalote dans l’huile d’olive à feu doux dans une grande casserole puis ajouter les morceaux de potimarron, couvrir d’eau, saler, porter à ébullition et laisser cuire 25 min environ.
  4. Couper les châtaignes en 2 ou 4 morceaux.
  5. Faire dorer le bacon dans une poêle sans ajouter de matière grasse puis le mettre à égoutter sur du papier absorbant.
  6. Eponger la poêle, ajouter le beurre et faire rôtir vos châtaignes env 10min en les retournant de temps à autre. A la fin de la cuisson, remettre le bacon dans la poêle, mélanger puis éteindre le feu.
  7. Mixer le potimarron avec un peu de liquide de cuisson et rajouter-en progressivement pour obtenir la consistance que vous aimez. Arroser d’un trait de crème, poivrer, puis rectifier l’assaisonnement si besoin.
  8. Servir la soupe dans un bol et garnir du mélange châtaignes et bacon.

* vous pouvez remplacer le potimarron par de la courge butternut, également délicieux mais il vous faudra épelucher votre butternut.

** Oui on a tendance à l’oublier: il n’y a pas besoin de peler le potimarron! gain de temps assuré :)

Risotto aux tomates et au basilic

Vous l’avez sans doute déjà remarqué: tout comme Ségo, je suis une grande fan de risotto… J’aime l’idée d’un plat unique, préparé avec amour juste avant d’être servi. Du coup, je tente toute sorte de mélange en fonction des saisons et mitonne les nombreuses recettes du livre “Risotto”* qui est mon ouvrage de référence en la matière et d’où me vient cette recette! En cliquant sur le “tag” risotto, vous trouverez d’ailleurs sur Si Bon une petite dizaine de recettes de ce met italien incontournable!

Recette pour 4 personnes

Ingrédients

  • 400 g de riz Carnaroli ou Arborio
  • 1 kg de tomates fraîches bien mûres
  • 4 grappes de tomates cerises
  • 1.5 dl de bouillon de volaille (ou légumes)
  • 1 petit bouquet de basilic
  • 1 oignon finement haché
  • 1 gousse d’ail
  • 5 cs d’huile d’olive
  • 60 g de beurre
  • 60 g de parmesan
  • sel, poivre
Marche à suivre
  1. Inciser la peau des tomates, les plonger dans l’eau bouillante 1 min puis leur ôter la peau et les épépiner. Les couper en morceaux et les faire revenir à la poêle 2 min avec 2 cs d’huile d’olive et 1 gousse d’ail pressée. Saler, poivrer et ajouter la moitié du basilic ciselé.
  2. Poêler 1 min à feu vif les tomates cerises avec 1 cs d’huile d’olive et 1 cc de sucre.
  3. Dans une casserole, faire revenir doucement l’oignon dans 2 cs d’huile d’olive pendant 4 minutes. Verser le riz et le mélanger 2 min à feu vif. Mouiller avec une louche de bouillon puis ajouter les tomates concassées. Mélanger avec une cuillère en bois. Ajouter le bouillon au fur et à mesure qu’il est absorbé. Laisser le risotto “avoir soif”.
  4. Au bout de 18 min, quand le riz est “al dente”, éteindre le feu puis incorporer le beurrre en morceaux, le parmesan et le basilic ciselé. Laisser reposer 2 min avant de sservir, pas plus! Un risotto qui “attend” perd toute sa consistance si onctueuse!
  5. Décorer avec els tomates cerises poêlées et quelques feuilles de basilic.

* Dois-je encore le présenter? Laura Zava (2004) Risotto, Ed. Marabout.

Soupe veloutée à la courgette pour prolonger l’été

Enfin un nouvel article de ma part sur Si Bon… Il était temps, surtout que l’été touche à sa fin et avec, hélas, la variété des légumes de saison… Il faut dire que j’ai été passablement occupée ces derniers temps, entre mes 2 petits trésors, la recherche d’un nouveau défi professionnel et la rédaction de 72 -précisément- petits textes décrivant des articles confectionnés et vendus par le Moulin de Sévery. Je rédigerai d’ailleurs bientôt un post à leur sujet, car ces produits que je connaissais en partie, méritent d’être mis en avant pour leur qualité, leur originalité et leur délicatesse! 

Revenons-en maintenant à la recette du jour… Celle qui vous permettra de prolonger l’été et de mettre en valeur les dernières courgettes de votre panier/ potager. Une idée simple, rapide et si délicieuse! A servir en entrée ou en accompagnement avec un peu de pain italien tel que la ciabatta et un peu de stracchino, fromage très crémeux originaire de Lombardie, que j’ai découvert sur le marché de Luino au bord du Lac de Locarno avec des amis tessinois.

Recette pour 4 personnes

Ingrédients

  • 750 g de courgettes émincées
  • 1 gros oignon finement hâché
  • 2 gousses d’ail émincées
  • 750 ml de bouillon de légumes
  • 60 ml de crème fraîche acidulée ou 2 triangles de vache qui rit
  • Quelques feuilles de basilic ciselées
  • Poivre et sel
  • Huile d’olive

Marche à suivre

  1. Faire chauffer l’huile dans une casserole et faire fondre l’oignon et l’ail 5 minutes à feu moyen.
  2. Mouiller avec le bouillon, porter à ebullition et incorporer la courgette. Baisser le feu et laisser frémir 10 minutes à couvert.
  3. Ajouter le basilic. Mixer la préparation et incorporer la crème (ou la vache qui rit). Saler et poivrer. Servir avec quelques feuilles de basilic en guise de décoration.